Objectifs d'apprentissage
À la fin de ce cours, l'apprenant peut :
- situer ONTAP SAN par rapport aux autres gammes NetApp et au stockage fichier ;
- expliquer la chaîne SVM → volume → LUN (ou espace de noms NVMe) → igroup (ou sous-système NVMe) → hôte, et la lire sur un schéma ;
- distinguer iSCSI, FC et NVMe/FC / NVMe/TCP et leurs identifiants (IQN, WWPN, NQN) ;
- comprendre le provisionnement fin/épais, la réserve d'espace et ses conséquences sur la sécurité des écritures ;
- expliquer ce qu'est un snapshot de volume pour une LUN, et ce que « restaurer » détruit ;
- lire un état multipath côté hôte (ESXi, Linux, Windows) et reconnaître des chemins optimisés et non optimisés ;
- classer des commandes en lecture seule ou à effet notable, avant de les proposer.
Prérequis
- Notions de réseau IP (VLAN, MTU, adresse, routage) et, pour FC, de zoning.
- Notions de stockage bloc : disque, partition, système de fichiers, LUN.
- Avoir lu en diagonale la page « SAN management overview » (source 1).
- Accès, en lecture seule, à une instance ONTAP de laboratoire si l'on veut pratiquer ; sinon les exercices restent sur papier.
- Aucune version d'ONTAP n'est supposée : les exigences liées à une version sont signalées « à partir de 9.x » telles que les pages officielles les énoncent.
Parcours et chapitres
1. Situer la famille de produits
D'après les pages consultées :
| Famille | Ce que la documentation indique | Statut dans ce cours |
|---|---|---|
| ONTAP 9 sur FAS / AFF / ASA | La procédure « Provision SAN storage » s'applique aux systèmes FAS, AFF et ASA. | Couvert |
| ASA r2 (A1K, A90, A70, A50, A30, A20, C30) | Expérience ONTAP simplifiée pour clients SAN seuls ; unités de stockage (LUN et espaces de noms NVMe) ; documentation dédiée. | Mentionné, non détaillé |
| E-Series (SANtricity) | Documentation distincte : volumes, groupes de volumes, pools, hôtes. | Exclu |
| Cloud Volumes ONTAP | Documentation distincte ; la page « Supported client protocols » indique iSCSI, NFS, SMB, NVMe-TCP et S3. | Exclu (renvoi seulement) |
| Autres offres cloud NetApp | Non consultées. | Non vérifié — hors périmètre |
Question pour Stéphane : quelles gammes sont réellement utilisées ? Le cours ne choisit pas à sa place ; si E-Series ou une offre cloud est utilisée, un cours dédié sera nécessaire.
Point d'attention de vocabulaire : la page sur la configuration hôte ESXi affiche une règle
VMW_SATP_ALUApour « NetApp E-Series arrays with ALUA support » (PSP par défautVMW_PSP_MRU) distincte de celle des baies NetApp ONTAP (VMW_PSP_RR). Un hôte peut donc voir plusieurs familles à la fois.
2. Architecture logique ONTAP pour le bloc
Les pages ONTAP décrivent, pour iSCSI et FC, des cibles de stockage appelées LUN (unités logiques) présentées aux hôtes comme des périphériques bloc standards. On crée les LUN, puis on les mappe à des igroups (groupes d'initiateurs), « tables » de WWPN FC et de noms de nœuds iSCSI qui décident quels initiateurs voient quelles LUN.
Chaîne logique :
Hôte (initiateur : IQN ou WWPN ou NQN)
-> igroup (ou sous-système NVMe)
-> mappage de LUN (ou d'espace de noms)
-> LUN dans /vol/<volume>/<lun>
-> volume FlexVol d'une SVM (machine virtuelle de stockage)
-> agrégat / niveau local sur le nœud propriétaire
Règles lues dans la documentation :
- une igroup peut contenir plusieurs initiateurs ; plusieurs igroups peuvent contenir le même initiateur, mais on ne peut pas mapper une LUN à plusieurs igroups ayant le même initiateur ;
- un initiateur ne peut pas appartenir à des igroups de types d'OS différents ;
- les LUN se créent à la racine d'un volume ou d'un qtree, pas dans le volume racine de la SVM ;
- la documentation ne recommande pas de placer LUN SAN et partages NAS dans le même volume FlexVol ;
- l'ALUA est toujours activé à la création d'une LUN et ne peut pas être modifié ;
- pour FC, la page de provisionnement exige un zonage à initiateur unique pour les LIF FC de la SVM.
Vérification (sur papier) : à partir d'un schéma fictif de deux hôtes en cluster et d'un hôte seul, dessiner les igroups et les LUN mappées, et repérer une configuration interdite (LUN mappée à deux igroups partageant un initiateur).
3. Protocoles : iSCSI, FC, NVMe
iSCSI et FC. FC est présenté avec des commutateurs FC et des adaptateurs côté hôte, les cibles étant identifiées par des WWPN ; iSCSI s'appuie sur des cartes Ethernet (ou HBA/CNA) et des noms IQN.
NVMe. Les pages « Provision NVMe storage » et de configuration hôte ESXi indiquent que :
- il faut créer un ou plusieurs espaces de noms (namespaces) et sous-systèmes, puis mapper chaque espace de noms à un sous-système ;
- si la SVM possède des interfaces NVMe/FC et NVMe/TCP, les espaces de noms d'un sous-système sont accessibles par les deux transports ; pour un accès par protocole, une SVM par protocole est conseillée ;
- NVMe/FC est pris en charge à partir d'ONTAP 9.4 (page ONTAP) ; pour ESXi 8, la page hôte indique NVMe/FC à partir d'ONTAP 9.9.1 P3 et NVMe/TCP à partir d'ONTAP 9.10.1 ;
- NVMe/TCP ne prend pas en charge l'auto-connexion : la découverte se fait par des opérations manuelles
connect/connect-all(page hôte consultée pour les hôtes Linux ; à relire pour votre OS) ; - l'accès multi-chemin NVMe utilise ANA (équivalent d'ALUA).
Le support exact d'une combinaison {ONTAP, OS hôte, adaptateur, protocole} est décidé par l'Interoperability Matrix Tool (IMT) de NetApp, qui se consulte pour chaque configuration ; ce cours n'en donne aucune.
Vérification : compléter un tableau {protocole, identifiant d'initiateur, objet côté ONTAP (igroup ou sous-système), outil de zonage ou VLAN}.
4. Préparer la SVM pour iSCSI (lecture, puis changement)
La page « Configure an SVM for iSCSI » indique :
- au minimum une LIF iSCSI par nœud pour chaque SVM servant l'iSCSI ; pour la redondance, au moins deux LIF par nœud ;
- à partir d'ONTAP 9.19.1, les systèmes AFF prennent en charge le multi-chemin actif-actif avec bascule automatique de LIF au niveau SVM ; l'option doit être activée à la création de la SVM ;
- tâche à réaliser en tant qu'administrateur de cluster.
Commandes citées par la page (exemple, non exécuté) :
Attention, effet notable. Cette commande peut créer ou modifier une configuration. Lire le contexte, les droits et l’effet attendu indiqués après le bloc ; ne jamais l’exécuter sur un système réel sans validation, d’abord dans un environnement de test.
vserver iscsi create -vserver svm_demo -target-alias svm_demonetwork interface create -vserver svm_demo -lif lif_iscsi_demo_1 -data-protocol iscsi -service-policy default-data-iscsi -home-node node_demo_1 -home-port e0c -address 192.0.2.11 -netmask 255.255.255.0network interface show -vserver svm_demoBloc actif : la touche C copie la commande seule, sans invite ni sortie.
- Contexte : CLI ONTAP 9.6 ou ultérieur pour la forme avec
-service-policy(la page donne une autre forme avec-role datapour 9.5 et antérieur). La variante exacte dépend de la version : à relire pour la version déployée. - Droits : administrateur de cluster.
- Effet : active le service iSCSI de la SVM et crée une interface réseau de données ; modifie la configuration réseau de la SVM.
- Vérification :
network interface show -vserver svm_demoaffiche la LIF avec la politique attendue. - Retour arrière : suppression de la LIF et du service (commandes non détaillées ici ; à vérifier dans la référence).
- Ne jamais lancer en production sans validation.
5. Volumes et provisionnement de l'espace
La page « Learn about SAN volume provisioning » décrit trois modes :
| Mode | Réglage cité | Comportement décrit |
|---|---|---|
| Fin (thin) | -space-guarantee none | Pas de réservation ; le volume demande l'espace à l'agrégat à l'écriture ; risque de surcharge d'agrégat. |
| Épais (thick) | -space-slo thick | ONTAP réserve l'espace pour que tout bloc puisse être écrit ; efficacité (compression, déduplication) possible. |
| Semi-épais | -space-slo semi-thick | Réserve l'espace ; si le volume manque d'espace, ONTAP s'efforce de supprimer les objets de protection (snapshots, clones FlexClone) ; garantie « au mieux » ; pas de déduplication/compression/compaction. |
Une LUN space-reserved a son espace alloué à la création ; la page de la commande lun create indique que par défaut une LUN créée est en ligne et space-reserved, et que pour une LUN non réservée, des écritures peuvent échouer par manque d'espace, ce qui peut faire planter l'application ou l'OS hôte.
La réserve fractionnaire (fractional reserve, ou « LUN overwrite reserve ») est un attribut du volume qui ne prend que les valeurs 0 ou 100 %. À 0, l'utilisation du stockage augmente mais une application peut subir une interruption si le volume est plein ; la page énumère les conditions cumulatives (pas de déduplication ni de compression, snapshots à suppression automatique, etc.) d'une garantie d'écriture « au mieux » ; si elles ne sont pas toutes remplies et qu'il faut garantir l'espace, la page indique de régler la réserve fractionnaire à 100.
Exercice (papier) : pour trois scénarios fictifs (base de données critique, partage de test, banc d'essai éphémère), choisir un mode de provisionnement et justifier en citant la page.
6. Créer une LUN, une igroup et un mappage
Les pages de référence de commandes (version 9.19.1) décrivent les trois commandes suivantes. Les valeurs sont synthétiques.
Attention, effet notable. Cette commande peut créer ou modifier une configuration. Lire le contexte, les droits et l’effet attendu indiqués après le bloc ; ne jamais l’exécuter sur un système réel sans validation, d’abord dans un environnement de test.
lun create -vserver svm_demo -volume vol_demo -lun lun_demo -size 100g -ostype linux -space-reserve enabledlun igroup create -vserver svm_demo -igroup igroup_demo -protocol iscsi -ostype linux -initiator iqn.2026-01.test.example:hote-demolun mapping create -vserver svm_demo -path /vol/vol_demo/lun_demo -igroup igroup_demoBloc actif : la touche C copie la commande seule, sans invite ni sortie.
Contexte et précautions :
- Contexte : CLI ONTAP 9 ; syntaxe lue dans la référence 9.19.1, à comparer à la référence de la version réellement déployée (le sélecteur de version de la documentation permet de le faire). Le volume doit exister et la SVM doit déjà avoir un service FC ou iSCSI et des LIF (pour mapper, il faut au moins une LIF iSCSI ou FCP sur le nœud propriétaire de la LUN et sur son partenaire HA).
- Droits : administrateur de cluster ou de SVM au niveau
admin(la référence indique ce niveau de disponibilité). - Effet :
lun createconsomme de l'espace (ou le réserve) et la taille réelle peut être supérieure à celle demandée (le système le signale) ;lun igroup createcrée une igroup vide, sauf si-initiatorest fourni ;lun mapping createrend la LUN visible par tous les initiateurs de l'igroup. - Vérification :
lun show,lun igroup show,lun mapping showcôté ONTAP ; côté hôte : redécouverte (rescan) puis présence d'un seul disque multipath (chapitre 8). - Retour arrière :
lun mapping delete(retire la visibilité), puislun delete(détruit la LUN) ; voir chapitre 9 pour les risques. - Piège : le nom d'une igroup est indépendant du nom d'hôte DNS ; il ne faut pas en déduire une association automatique.
- Piège : les identifiants (IQN, WWPN, NQN) sont des données d'infrastructure ; ne jamais les copier dans ce corpus.
- Ne jamais lancer en production sans validation.
Sélective LUN Map (SLM). Page « Selective LUN Map overview » : SLM limite les chemins vers la LUN aux seuls nœuds propriétaire et partenaire HA ; il est activé par défaut sur toute nouvelle carte de LUN. Avant de déplacer une LUN ou un volume vers une autre paire HA, la page demande de modifier la liste reporting-nodes (commandes lun mapping add-reporting-nodes / remove-reporting-nodes), de re-scanner l'hôte, de vérifier que l'E/S passe par un chemin actif optimisé, puis de retirer les anciens nœuds. Opération à effet notable : à planifier.
Vidéo à enregistrer Lire l'état des LUN et des igroups avec lun show et lun igroup show sur un ONTAP de laboratoire. (absente de ce poste : enregistrer puis copier le fichier dans media/netapp-lun-lecture.mp4, voir docs/MEDIAS.md).
Transcription et texte alternatif
Script prévu, à ajuster à l'enregistrement. On lit l'état d'un ONTAP de laboratoire. lun show affiche les LUN d'une SVM avec leur taille, leur état et leur chemin. lun igroup show affiche les groupes d'initiateurs, avec leurs initiateurs et leur type de système d'exploitation. On relie ce qu'on voit au schéma : hôte, igroup, LUN, volume, agrégat. Aucune commande de création n'est lancée dans cette vidéo.
7. Snapshots de volume et LUN
Une LUN vit dans un volume : les snapshots d'ONTAP sont pris au niveau du volume (la page de commande « volume snapshot create » parle de snapshot d'un volume). Commandes de référence :
Attention, effet notable. Cette commande peut créer ou modifier une configuration. Lire le contexte, les droits et l’effet attendu indiqués après le bloc ; ne jamais l’exécuter sur un système réel sans validation, d’abord dans un environnement de test.
volume snapshot create -vserver svm_demo -volume vol_demo -snapshot snap_demo_1volume snapshot show -vserver svm_demo -volume vol_demoBloc actif : la touche C copie la commande seule, sans invite ni sortie.
(La page de volume snapshot show n'a pas été lue : syntaxe de cette seconde ligne non vérifiée, à contrôler dans la référence.)
- Contexte : CLI ONTAP 9, SVM et volume de démonstration (
svm_demo,vol_demo) ; droits d'administration du stockage ; version d'ONTAP de Stéphane non confirmée. - Droits : administration du stockage (voir Contexte).
- Effet : crée une copie de l'état du volume (et donc de ses LUN) ; consomme de l'espace au fil des modifications. La cohérence applicative (cohérence « crash » ou applicative) n'est pas abordée par la page de commande : non vérifié dans ce cours.
- Vérification : la liste des snapshots affiche
snap_demo_1. - Retour arrière : supprimer le snapshot de démonstration (
volume snapshot delete, page non relue : non vérifié).
Restaurations (effets importants) :
volume snapshot restore: la page indique que la commande remplace la copie de travail du volume par le snapshot, ce qui entraîne la perte de toutes les modifications faites depuis ; il faut mettre à jour manuellement les relations SnapMirror juste après. Le paramètre-preserve-lun-idsconditionne le comportement vis-à-vis des identifiants de LUN / espaces de noms ; s'il est àfalse, la page conseille de mettre les LUN hors ligne au préalable.volume snapshot restore-file: permet de restaurer un fichier, une LUN ou un espace de noms NVMe depuis un snapshot ; ne restaure pas de répertoires ; la destination doit être dans le même volume.volume snapshot delete: supprime un snapshot ; ne pas utiliser-force(niveau avancé) hors procédure validée.
Ne jamais lancer ces commandes en production sans validation. Avant toute restauration : identifier l'hôte, quiescer les écritures, noter la liste des LUN concernées, et prévoir un retour arrière (par exemple un snapshot pris juste avant la restauration — non vérifié comme pratique recommandée par NetApp dans les pages consultées).
8. Multipath et MPIO côté hôte
Le multi-chemin masque plusieurs chemins physiques derrière un seul disque logique ; sans lui, l'OS peut voir chaque chemin comme un disque distinct.
- Windows. La page Windows Host Utilities 2022 explique que MPIO se compose du module spécifique du matériel (DSM) et de Windows MPIO ; MPIO présente un disque pour tous les chemins ; sans MPIO « l'OS pourrait voir chaque chemin comme un disque distinct, ce qui peut entraîner une corruption de données ». L'outil
mpclaim -s -d <n>affiche l'état d'un disque MPIO dans les exemples de la page. - Linux. La page Ubuntu 24.04 montre
multipath -llet indique que les paramètres par défaut conviennent aux configurations ASA, AFF et FAS ; une LUN ONTAP ne devrait pas nécessiter plus de quatre chemins, au-delà des problèmes peuvent apparaître en cas de panne de stockage. La sortie d'exemple montre deux groupes de chemins avec priorités différentes (optimisés / non optimisés). - ESXi. La page ESXi/vSphere 8.x indique que
VMW_SATP_ALUAest le SATP utilisé pour ONTAP avecVMW_PSP_RRpar défaut, et fournit les commandesesxcli storage nmp device list -d <naa>etesxcli storage nmp path list -d <naa>. Pour les configurations non-ASA, il doit y avoir deux groupes de chemins : actifs optimisés et actifs non optimisés (ces derniers ne servent que si les optimisés sont perdus). La page de réglages recommandés (réglages ESXi pour ONTAP) cite aussiDisk.QFullSampleSizeà 32 etDisk.QFullThresholdà 8 ; ces réglages sont appliqués normalement par les outils NetApp pour vSphere, à vérifier.
Les SAN Host Utilities (Windows, Linux, AIX, HP-UX, Solaris) sont décrites comme recommandées si elles existent pour l'hôte ; l'IMT indique la version à installer.
Exercice : sur une sortie multipath -ll fictive fournie par la documentation, dénombrer les chemins optimisés et non optimisés et dire lesquels servent en fonctionnement normal.
9. Opérations à risque : redimensionner, démapper, supprimer
Les effets suivants sont extraits des pages de commande 9.19.1.
| Opération | Effet documenté | Précaution |
|---|---|---|
lun resize (agrandir) | ajoute des blocs vides en fin de LUN ; il faut ensuite agrandir le système de fichiers côté hôte | rescanner l'hôte, suivre la procédure de l'OS |
lun resize (réduire) | tronque la fin de la LUN : les données dans les blocs supprimés sont perdues | migrer d'abord le système de fichiers hors des blocs ; la page conseille un snapshot du volume avant ; -force requis ensuite |
lun mapping delete | la LUN n'est plus visible par les initiateurs de l'igroup | arrêter l'usage côté hôte d'abord |
lun delete | supprime la LUN ; si elle est en ligne et mappée, -force est requis | destructif ; démapper et mettre hors ligne d'abord |
lun igroup delete | supprime l'igroup ; refusé s'il existe des mappages sauf -force (qui supprime aussi les mappages) | ne pas utiliser -force sans revue |
Pour chaque opération : écrire le contexte, les droits, l'effet attendu, la vérification, le retour arrière (par exemple un snapshot préalable pour un redimensionnement à la baisse) et ne jamais la lancer en production sans validation. L'exercice pratique se fait uniquement sur une instance de laboratoire isolée.
10. Diagnostic de premier niveau
Questions à poser dans l'ordre, sans modifier :
- L'hôte voit-il la cible (session iSCSI, connexion FC / NVMe) ?
- L'initiateur (IQN, WWPN, NQN) est-il dans la bonne igroup / le bon sous-système, avec le bon type d'OS ?
- La LUN est-elle mappée, en ligne, avec un identifiant unique pour l'initiateur ?
- Les chemins sont-ils tous présents et groupés en un seul disque ?
- Les LIF du nœud propriétaire et de son partenaire HA sont-elles actives ? (condition de mappage citée par la référence)
- La combinaison ONTAP / OS / carte / protocole figure-t-elle dans l'IMT ?
Commandes de lecture seule citées dans les pages : lun show, lun igroup show, lun mapping show (avec -fields reporting-nodes,node pour SLM), vserver iscsi show, network interface show, côté ESXi esxcli nvme info get, esxcli nvme adapter list, esxcfg-mpath -b.
11. Cycle de vérification
À chaque relecture : rouvrir les pages, noter la version la plus récente affichée, la date de dernière mise à jour des pages, comparer à la version de Stéphane (à fournir), et conserver ce document en brouillon jusqu'à validation.
Exercices et vérifications de fin de cours
Les exercices 1 à 5 sont sur papier ou en lecture seule.
- Gammes. Remplir le tableau du chapitre 1 pour l'environnement de Stéphane (réponse à fournir par lui) ; lister ce qui reste non couvert.
- Schéma. Dessiner la chaîne hôte → igroup → LUN → volume → SVM pour deux hôtes ESXi fictifs en cluster partageant une LUN et un hôte Windows fictif avec une LUN privée.
- Identifiants. Pour chaque protocole, donner le format de l'identifiant d'initiateur (IQN, WWPN, NQN) avec une valeur synthétique.
- Espace. Pour un volume fictif de 1 To en mode fin avec 3 LUN de 500 Go, expliquer le risque d'écriture refusée et deux contre-mesures citées par les pages (volume épais, surveillance de l'agrégat, autogrow avec suivi, réserve fractionnaire à 100).
- Classement. Classer chaque commande de ce cours : lecture, création, modification, destruction, et indiquer pour chacune le retour arrière.
- Facultatif — laboratoire isolé uniquement. Sur une instance de test sans donnée réelle, avec accord de Stéphane : exécuter les commandes du chapitre 6, vérifier, puis revenir en arrière par
lun mapping deleteetlun delete.
Critères de réussite
- Savoir dire quelles gammes NetApp sont couvertes ou exclues.
- Expliquer pourquoi une LUN mappée à deux igroups partageant un initiateur est refusée.
- Décrire ce que perd un
volume snapshot restore. - Distinguer chemin optimisé et non optimisé sur une sortie multipath.
- Citer la version de documentation consultée sans la confondre avec la version de production.
Sources officielles
Toutes consultées le 17 octobre 2026. Version/état applicable : ONTAP 9, documentation affichant 9.19.1 comme version la plus récente de la référence de commandes à cette date (sauf mention). Ces versions ne prouvent pas la version déployée.
Points non vérifiés
- Pratiques de cohérence applicative des snapshots (hors pages lues).
- Valeurs exactes de
-ostyped'une LUN (la liste lue concerne les igroups). - Offres cloud NetApp autres que Cloud Volumes ONTAP.
- Contenu détaillé de l'IMT (outil interactif).
- Comportement sur une version d'ONTAP antérieure à 9.19.1.